Les Chantres de la Démocratie
Ils ont été nombreux, ces dernières années, à expliquer que les dictatures arabes valaient mieux que la démocratie, car celle-ci risquait d’amener les islamistes au pouvoir. Le 27 janvier encore, sur TF1, Frédéric Encel, présenté comme «maître de conférences à Sciences Po» (il est en réalité, comme 2 000 à 3 000 autres, simple chargé de cours), qui parade sur tous les plateaux de télévision, expliquait que «si Moubarak tombe, les islamistes prendront le pouvoir».
C’était le même thème que reprenait Caroline Fourest dans une chronique qui a précédé les révolutions arabes de quelques semaines, « Séculariser puis démocratiser » (Le Monde, 29 novembre 2010)...