December 31, 2009

France 2 et Le Parisien voient l'Iran... au Honduras

L'image a été utilisée aux journaux télévisés de 13h et 20h. Elle circulait sur Internet, relayée par des opposants au régime.

L'image, forte, illustre idéalement la situation en Iran : le régime pris en étau par la rue. Dimanche, cette photo a largement été diffusée sur divers blogs rapportant les violences des manifestations à Téhéran.

Qualifiée de «saisissante» par France 2, elle a été diffusée pour illustrer la situation en Iran pendant les JT du 13 heures et du 20 heures.

Problème : elle a été prise au Honduras, comme l'a révélé Arrêt sur images. (Voir la vidéo)







La photo, signée Felix Esteban, figure dans un diaporama du Figaro Magazine datant du mois de juillet. Interrogé par ASI, Alban Mikoczy, le rédacteur en chef adjoint du 20 heures, s'est dit surpris ... — Rue89

Erreur ou manipulation ???...
Aucun risque de voir BHL s'indigner sur le sujet ...

Qui anime la contestation en Iran ?... Quand bien même elle serait justifiée ... Pourquoi, où et comment ?..

Bref,
il ne faut pas être naïf .... Trouvez le mobile , vous aurez l'instigateur...

Mais je crois que personne ne veut entendre parler de cela, "l'intelligence" ce n'est pas pour la populace, on est sûrement trop con !!...

Alors les images, pour nous, c'est mieux, même si elles sont "approximatives", et puis ça nous permet de rêver, d'évacuer nos frustrations, et surtout d'imaginer qu'on est bien, tout compte fait, ici .. en Sarkozie ..

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Ce que Sarkozy propose, c'est la haine de l'autre

Démographe et historien, Emmanuel Todd, 58 ans, est ingénieur de recherche à l'Institut national d'études démographiques (INED).

Inspirateur du thème de la fracture sociale, repris par Jacques Chirac lors de sa campagne présidentielle de 1995, il observe depuis longtemps la coupure entre élites et classes populaires. Il livre pour la première fois son analyse du débat sur l'identité nationale. Sans dissimuler sa colère.
"Si vous êtes au pouvoir et que vous n'arrivez à rien sur le plan économique, la recherche de boucs émissaires à tout prix devient comme une seconde nature", estime-t-il.
Le gouvernement, à l'approche d'une échéance électorale, propose, je dirais même impose, une thématique de la nation contre l'islam. Je suis révulsé comme citoyen. En tant qu'historien, j'observe comment cette thématique de l'identité nationale a été activée par en haut, comme un projet assez cynique.

Tous les sondages d'opinion le montrent : les thématiques de l'immigration, de l'islam sont en chute libre et sont passées largement derrière les inquiétudes économiques.
La réalité de la France est qu'elle est en train de réussir son processus d'intégration. Les populations d'origine musulmane de France sont globalement les plus laïcisées et les plus intégrées d'Europe, grâce à un taux élevé de mariages mixtes. Pour moi, le signe de cet apaisement est précisément l'effondrement du Front national.
Les sarkozystes pensent qu'ils ont récupéré l'électorat du Front national parce qu'ils ont mené cette politique de provocation, parce que Nicolas Sarkozy a mis le feu aux banlieues, et que les appels du pied au FN ont été payants. Mais c'est une erreur d'interprétation. La poussée à droite de 2007, à la suite des émeutes de banlieue de 2005, n'était pas une confrontation sur l'immigration, mais davantage un ressentiment anti-jeunes exprimé par une population qui vieillit.
N'oublions pas que Sarkozy est l'élu des vieux.

Dans sa tribune au Monde, Sarkozy se gargarise du mot "peuple", il parle du peuple, au peuple. Mais ce qu'il propose aux Français parce qu'il n'arrive pas à résoudre les problèmes économiques du pays, c'est la haine de l'autre.

On est dans le registre de l'habitude. Sarkozy a un comportement et un vocabulaire extrêmement brutaux vis-à-vis des gamins de banlieue ; il les avait utilisés durant la campagne présidentielle tandis qu'il exprimait son hostilité à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne dans un langage codé pour activer le sentiment antimusulman. Il pense que cela pourrait marcher à nouveau ...

LeMonde.fr

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December 28, 2009

SARKOLAND : Identité nationale, islam, laïcité

Identité nationale, islam, laïcité : Nicolas Sarkozy dans le texte...
En lançant son débat sur l’identité nationale, Eric besson, en charge du ministère homonyme, avait déclaré qu’il ne faisait qu’accomplir une promesse de campagne de Nicolas Sarkozy. Il avait bien raison. Dans une tribune publiée dans le quotidien Le Monde, daté du mercredi 9 décembre 2009, le chef de l’état vient de clarifier sa position, dans ce débat.

Avant toutes choses, et pour bien appréhender le contenu de cette tribune, il est nécessaire de le replacer dans une perspective plus large de la politique sarkoziste, et de son évolution, ces six dernières années. Concernant le rapport à l’objet islam, on y distingue plusieurs étapes. L’étape pré-électorale, la période électorale et la gouvernance.

- L’étape pré-électorale est une étape mitigée.
A cette époque, l’ancien ministre de l’intérieur, fidèle à son opportunisme, mise sur une stratégie électoraliste communautaire, à plusieurs détonations. Sa vision de la carte électorale est faite de cercles concentriques qui se font face et, parfois, s’entrelacent.
Pourtant, la lune de miel islamo-sarkosienne ne durera pas. Sarkozy recentre sa stratégie et choisit de faire l’impasse sur le vote musulman, qu’il juge éclaté, non fiable et fébrile. Il privilégiera désormais un axe électoral conservateur, centré à la fois sur les chrétiens de droite, la communauté pied-noir et la communauté juive.

- L’étape de la période électorale confirmera ce choix.
Le mouton dans la baignoire ...
Il y fait ces déclarations : «Personne n’est obligé, je le répète, d’habiter en France. Mais quand on habite en France, on respecte ses règles, c’est-à-dire qu’on n’est pas polygame, on ne pratique pas l’excision sur ses filles et on n’égorge pas le mouton dans son appartement et on respecte les règles républicaines.» Le public applaudit.
L’allusion aux musulmans est ici, aussi frontale qu’amalgamée à des pratiques, soit très minoritaires (la polygamie), insignifiantes (le sacrifice de moutons à domicile), voire anti-islamiques (l’excision).

Mais l’effet sur l’électorat de droite est garanti et renforce la stratégie électorale du candidat Sarkozy.

- C’est dans ce contexte que s’est ouvert la polémique sur la burqa, puis le débat sur l’identité nationale, deux questions directement associées. La dernière intervention du Président Sarkozy est donc l’aboutissement d’une politique amorcée, il y a maintenant six ans.
L’identité nationale c’est l’antidote au tribalisme et au communautarisme. C’est pour cela que j’ai souhaité un grand débat sur l’identité nationale. Cette sourde menace que tant de gens dans nos vieilles nations européennes sentent, à tort ou à raison, peser sur leur identité, nous devons en parler tous ensemble de peur qu’à force d’être refoulé ce sentiment ne finisse par nourrir une terrible rancœur.
On remarquera l’emploi des termes tribu et tribalisme, ethniquement connotés, qui rappelle l’imaginaire coloniale du bon sauvage, éloigné de la civilisation et absent de l’histoire, termes directement opposés à nation, ... ou celui de communautarisme, vocable définitivement consacré pour désigner les musulmans et leur aptitude inexpiable, à se projeter dans une oumma, opposé à République. La démarche du président Sarkozy demeure essentiellement, exclusive.

Plus révélateur, et plus inquiétant, l’usage de l’expression « une sourde menace », indique explicitement la nature des considérations personnelles de Nicolas Sarkozy envers ses « compatriotes » musulmans ...

Oumma.com

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December 21, 2009

Why Are Our Memories So Short !

Nobel Laureate Archbishop Desmond Tutu said :

"My heart aches. I say why are our memories so short. Have our Jewish sisters and brothers forgotten their humiliation?
Have they forgotten the collective punishment, the home demolitions, in their own history so soon?
Have they turned their backs on their profound and noble religious traditions?
Have they forgotten that God cares deeply about the downtrodden?"
He argued that Israel could never live in security by oppressing another people, and continued, "People are scared in this country [the US], to say wrong is wrong because the Jewish lobby is powerful - very powerful.
Well, so what?
For goodness sake, this is God's world! We live in a moral universe. The apartheid government was very powerful, but today it no longer exists. Hitler, Mussolini, Stalin, Pinochet, Milosevic, and Idi Amin were all powerful, but in the end they bit the dust." The latter statement was criticized by some Jewish groups, including the Anti-Defamation League.

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December 19, 2009

Alain Finkielkraut est-il raciste ?

Un mot sur les déclaration d’Emmanuel Todd, qui a écrit dans son essai «Après la démocratie», à propos d’Alain Finkielkraut : « Jamais en France, on n’eut toléré que des émeutiers soient caractérisés par la couleur de leur peau, si ce blasphème antirépublicain n’avait été le fait d’un intellectuel juif, auquel la sacralisation de la Shoah garantit une protection plus sûre que le passé colonial aux jeunes de banlieue. Dans cet entretien comme ailleurs, il a proposé une lecture ethnicisée et raciale des émeutes de banlieue. »
Blog de AlgerieNetwork

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December 09, 2009

Israël prépare une loi pour compliquer la Paix

Israël prépare une loi pour compliquer tout retrait des territoires annexés ...

Le Parlement israélien s'apprête à voter ce mercredi un projet de loi imposant un référendum préalable à tout éventuel retrait de Jérusalem-est et du plateau du Golan.
Ce projet, soutenu par le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu (Likoud, droite), vise à renforcer les adversaires d'un éventuel retrait du Golan, conquis sur la Syrie en juin 1967 et annexé en 1981, en cas de traité de paix avec Damas.

Le texte prévoit que tout traité entérinant un tel retrait devra être préalablement approuvé par la majorité absolue du Parlement, soit 61 voix sur les 120 députés de la Knesset.

S'il est approuvé par la Knesset, le traité devra ensuite être soumis à un référendum populaire dans les 80 jours, précise le projet de loi. Puis passer encore deux autres lectures avant d'avoir force de loi.

Yahoo! Actualités

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December 06, 2009

Citation du Jour

«Pour la droite populiste en Europe, l'islam permet un processus de mobilisation simple et efficace».
Libération

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December 02, 2009

FRANCE : Identité Nationale, Racisme et populisme d'un maire UMP

Le dérapage d'un maire UMP lors d'un débat sur l'identité nationale ...
«Il est temps qu'on réagisse, parce qu'on va se faire bouffer». Cette sortie raciste d'André Valentin, maire UMP de Gussainville (Meuse), selon qui «y'en a déjà dix millions», «dix millions que l'on paye à rien foutre», n'a pas fait réagir Jean-François Copé.


La scène remonte à lundi. Elle se déroule à Verdun (Meuse) (où sont morts au combat et enterrés plusieurs milliers de soldats musulmans pour défendre l'honneur de cette même France qui les insulte aujourd'hui), pour un des premiers débats sur l'identité nationale cher à Eric Besson.

Comme le raconte un journaliste de RTL, «la salle est à moitié vide et le public plutôt âgé». Néanmoins, le sous-préfet prend ses précautions et demande aux participants d'«éviter tout anathème, toute insulte, toute expression d'opinion raciste ou xénophobe».

Sans succès.
Plusieurs reporters tendent leur micro à André Valentin, maire UMP de Gussainville (une commune voisine de 40 habitants, selon le dernier recensement). Interrogé sur l'opportunité d'organiser un débat sur l'identité nationale par France 2, l'élu le juge «indispensable». Avant de déraper: «Il est temps qu'on réagisse, parce qu'on va se faire bouffer». «Par qui?» lui demande-t-on. Petit rictus. «Y'en a déjà dix millions», «dix millions que l'on paye à rien foutre», répond-il. A RTL, qui lui demande s'il pense qu'il «y a trop d'immigrés», il précise sa pensée: «sérieusement, je le crois».

>> Ecoutez


La réaction de Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale,
interrogé ce mercredi par RTL sur ce dérapage, laisse pantois. «On va libérer la parole. Point. Et moi j'estime que ces sujets, c'est parce qu'on n'en a pas parlé pendant trop longtemps.»

Libération

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Les Minarets Suisses : Et maintenant, il va falloir expliquer ça à l’étranger

«Le monde d’aujourd’hui est à l’ouverture vers les autres cultures, les autres religions. En interdisant les minarets, les Suisses vont sans doute au-devant de problèmes plus grands que la Suisse.»

Le constat est glaçant. Et il ne vient ni d’un Suisse ni d’un musulman, mais de Bernard Sabella, député chrétien au parlement de l’Autorité palestinienne à Ramallah. Un commentaire qui reflète les réactions de surprise et de déception émanant tant de l’étranger que de la Suisse. Car pour les milieux politiques, économiques et touristiques, une chose est sûre: l’interdiction des minarets aura des répercussions négatives sur la réputation du pays, voire sur ses affaires commerciales...

Si aucune condamnation officielle n’est tombée hier soir, plusieurs sites Internet appelaient déjà les musulmans à retirer leurs sous des banques suisses et à boycotter nos produits. D’ailleurs, l’Union patronale suisse avertit: «Des relations représentant d’importants marchés d’exportation sont dorénavant menacées, analyse Thomas Daum, son directeur. D’éventuelles mesures de boycott risquent de faire perdre des emplois à la Suisse.»
«Souvenez-vous que, à l’époque, une seule caricature de Mahomet avait créé des dommages de plus de 1 milliard de francs au Danemark», rappelle aussi Cristina Gaggini, directrice romande d’economiesuisse.

Un boycott similaire serait un coup dur pour la Suisse,
dont les exportations vers les pays musulmans se chiffrent en milliards. En 2007, ils se montaient à 2,5 milliards de francs suisses vers la Turquie, 1,9 milliard vers les Emirats arabes unis, 1,5 milliard vers l’Arabie saoudite. Si bien que, au total, les pays musulmans représentent 5% des relations commerciales extérieures de la Suisse.
Espérer le meilleur et s’attendre au pire, telle est désormais la devise des patrons. «Il y a des risques que cette initiative provoque des réactions fortes, commente Bernard Rueger, président de la Chambre vaudoise de commerce et d’industrie (CVCI) et directeur de Rueger SA, entreprise qui fabrique des instruments de mesure. En déplacement dans sa succursale à Kuala Lumpur, en Malaise, où 70% de la population est musulmane, l’homme est abasourdi. «Je vais m’excuser pour la Suisse.»

«Jusqu’à présent, notre pays donnait une image respectueuse des religions. Maintenant, il va falloir expliquer ce vote à mes interlocuteurs, regrette Christophe Clivaz, directeur de Swisslearning, qui s’occupe de promouvoir l’éducation suisse à l’étranger. Je me rends en Arabie saoudite en janvier. J’y organiserai une réunion pour cultiver notre réseau et préciser que la Suisse est toujours la même.»

Pour Hafid Ouardiri, le coup est tout de même rude. «Comme si 42 ans de vie en Suisse étaient remis en cause. Ma Suisse a perdu…» glisse le Genevois, qui attend que les autorités se remettent en question comme le font les musulmans.
«Nous sommes tristes. Mais nous allons survivre et démontrer que nous respectons les valeurs de la Suisse. Il est hors de question que nous vivions avec le poids de la suspicion permanente.»

Source : Tribune de Genève

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