Dévoilements ...
Du hijab à la burqa et des collégiennes aux nounous : les dessous d’une obsession française ...

Depuis près de vingt ans, les cheveux des femmes musulmanes sont devenus ce qu’il est convenu d’appeler un enjeu politique majeur, et leur dévoilement fait désormais partie des priorités les plus impérieuses.
Octobre 1989 : Exclusion de deux collégiennes voilées à Creil.Déjà, le 13 mai 1958 à Alger, place du Gouvernement, des femmes musulmanes sont exhibées sur un podium pour y brûler leur voile en signe d’émancipation. Organisée par le Mouvement de solidarité féminine, une association caritative fondée par Mme Raoul Salan, l’épouse du commandant des forces armées françaises d’Algérie...
Mars 2004 : loi sur les signes ostensibles, interdisant le port du foulard à l’école publique.
Septembre 2010 : loi anti-burqa.
Avril 2011 : offensive de Luc Chatel contre les mères voilées accompagnatrices de sorties scolaires ; «débat sur la laïcité» et «26 propositions» de l’UMP légalisant notamment la discrimination à l’embauche contre les femmes portant le foulard, y compris dans le secteur privé…
Janvier 2012 : loi «Anti-Nounous» (interdisant le voile dans les crèches et les garderies), adoptée en première lecture par un sénat socialiste...
En réaction, de nombreuses Algériennes, dévoilées depuis longtemps, reprennent alors le voile,
« affirmant ainsi qu’il n’est pas vrai que la femme se libère sur l’invitation de la France et du général de Gaulle »... étonnantes analogies avec le traitement contemporain du «beur» et de la «beurette», Frantz Fanon rappelle le remarquable investissement affectif, sexuel et stratégique dont font l’objet, depuis la conquête et l’installation du système colonial, la femme indigène, son corps et son voile ...
— Les Mots sont Importants












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